• Linda WIDAD

Quelques conseils pour cicatriser les blessures de l'infidélité

Mis à jour : juil. 2

D'après des statistiques, un homme sur deux et une femme sur trois auraient été infidèles au moins une fois. Nombreux sont donc ceux qui ont souffert de découvrir l'infidélité de leur conjoint(e).  Comment dépasser cette douleur? 


1) Ce qui me semble important c'est de s’accorder un temps de digestion. Nous vivons une époque où tout doit aller vite. Les émotions lorsqu’elles sont jugées négatives, comme la tristesse ou la colère, doivent vite disparaître. On entend souvent qu’il faut tourner la page. Comme pour un deuil ... et c’est un deuil! Le deuil de l’idéal du couple, de l’image qu’on s’en était fait. C’est un véritable traumatisme. C'est une blessure narcissique en plus d'une blessure du cœur! C’est l’effondrement de soi. En j’en veux pour preuve que même une personne qui trompe peut souffrir de découvrir que l’autre trompe aussi.

2) Il est dit qu'il faut savoir pardonner. Mais pardonner n’est pas ce que l’on croit. On ne pardonne pas à l’autre. On se pardonne à soi. C’est ce qui permet de ne pas se mettre dans une position passive en attendant une réparation qui viendrait de l’autre. L‘autre avec un grand A


3) Être trompé oblige à se remettre en question, c’est donc positif et intéressant. Cela permet de changer de posture. D’ailleurs lorsque la tromperie est découverte ou révélée, suit une période de dépression. J’aime utiliser la dépression au sens météorologique du terme. Ce n’est pas forcément un état qui s’installe, mais une période de grisaille et d’émotions qui se libèrent. Les émotions sont du matériel qui n’est pas mis en mot. J’aime le travail d’écriture. Nul besoin d’être un littéraire pour poser sur une feuille les « maux », ce qui font tant souffrir et ainsi apprendre à les exprimer au lieu de les stocker.

On utilise donc la période dépressive pour essayer de mettre en mots ce qui fait mal.


4) Il est également nécessaire de tenter de comprendre à quoi correspond ce moment de jouissance ailleurs pour l’Autre. À quoi correspond ce moment dans le couple? Attention, ce n’est pas pour pardonner à l’autre! Je rappelle que le but est de se pardonner à soi, mais accuser l’autre et le laisser seul responsable, c’est aussi lui donner la responsabilité pour la suite. Donc on ne se libère pas de sa douleur, puisqu’on attend que ce soit l’autre qui répare. J‘ai eu ainsi en thérapie une femme qui est restée 35 ans avec un homme qui l’avait trompée assez tôt dans leur vie de couple et qui lui en reparle encore aujourd’hui, presque quotidiennement, le rendant responsable de tous ses malheurs. Cela illustre à quel point donner à l’autre les clés pour changer la situation est une très mauvaise idée. Alors oui, c’est l’autre qui est allé voir ailleurs et c’est à moi de comprendre et travailler sur moi? Je comprends que cela paraisse inadmissible dans un premier temps, mais vous en retirerez tous les bénéfices!


5) Pour se réparer de la douleur, il faut certainement rompre! Alors, oui, cela ressemble à

une injonction. Mais je ne dis pas qu'il faut rompre avec son partenaire! Mais plutôt rompre avec ce couple qui est dysfonctionnel. Il faut rompre avec des habitudes de couples qui ne vont plus. L’infidélité, une fois le gros orage passé, est parfois source de créativité. Réinventer son couple, peut-être réintroduire une séduction effacée par un quotidien pantouflard. Recréer une sexualité plus complice dans laquelle le partage des fantasmes a une vraie place .


6) Et bien évidemment communiquer! Trouver une langue commune, un langage du couple, et poser ou reposer des règles construites conjointement. Parfois ces questions d'infidélités n'ont jamais été vraiment établies! On les pense posées et acquises. Former un couple c'est un peu comme jouer à un jeu de société: il faut être sûrs que les deux partenaires jouent avec les mêmes règles, sinon l'amusement risque de tourner à la querelle!  

7) Si la douleur ne passe pas, et si vous êtes méfiants à chaque nouvelle histoire , je ne peux que vous encourager à vous engager dans une thérapie. Oui c’est un investissement financier et psychique, mais cela vaut le coup! Car vous allez pouvoir trouver en vous des ressources insoupçonnées. Ce n’est pas l’autre qui a les clés de votre coeur, c'est vous qui en êtes le propriétaire!



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